lunes, 29 de diciembre de 2025

canciones francesas

Hier encore
J'avais vingt ans, je caressais le temps
Et jouais de la vie
Comme on joue de l'amour
Et je vivais la nuit
Sans compter sur mes jours
Qui fuyaient dans le temps
J'ai fait tant de projets
Qui sont restés en l'air
J'ai fondé tant d'espoirs qui se sont envolés
Que je reste perdu, ne sachant où aller
Les yeux cherchant le ciel
Mais le cœur mis en terre
Hier encore
J'avais vingt ans, je gaspillais le temps
En croyant l'arrêter
Et pour le retenir, même le devancer
Je n'ai fait que courir
Et me suis essoufflé
Ignorant le passé
Conjuguant au futur
Je précédais de moi toute conversation
Et donnais mon avis
Que je voulais le bon
Pour critiquer le monde
Avec désinvolture
Hier encore
J'avais vingt ans
Mais j'ai perdu mon temps
À faire des folies
Qui ne me laissent au fond
Rien de vraiment précis
Que quelques rides au front
Et la peur de l'ennui
Car mes amours sont mortes avant que d'exister
Mes amis sont partis
Et ne reviendront pas
Par ma faute, j'ai fait le vide autour de moi
Et j'ai gâché ma vie
Et mes jeunes années
Du meilleur et du pire
En rejetant le meilleur
J'ai figé mes sourires
Et j'ai glacé mes pleurs
Où sont-ils à présent?
À présent

Mes vingt ans

Justo ayer
Tenía veinte años, acariciaba el tiempo
Y jugaba con la vida
Como se juega con el amor
Y vivía de noche
Sin contar mis días
Que se esfumaron en el tiempo
Hice tantos planes
Que quedaron en el aire
Fundé tantas esperanzas que se fueron
Que sigo perdida, sin saber a dónde ir
Mis ojos buscando el cielo
Pero mi corazón enterrado en la tierra
Justo ayer
Tenía veinte años, perdí el tiempo
Creyendo que podía detenerlo
Y contenerlo, incluso adelantarme
No hice más que correr
Y me quedé sin aliento
Ignorando el pasado
Conjugando en futuro
Precedí cada conversación
Y di mi opinión
Que quería tener razón
Criticar al mundo
Con indiferencia
Justo ayer
Tenía veinte años
Pero perdí el tiempo
Haciendo tonterías
Que al final me dejan
Sin nada realmente claro
Que unas pocas arrugas en mi frente
Y el miedo al aburrimiento
Porque mis amores murieron antes de existir
Mis amigos se han ido
Y nunca lo harán Regresar
Por mi propia culpa, creé un vacío a mi alrededor
Y arruiné mi vida
Y mi juventud
De lo mejor y lo peor
Al rechazar lo mejor
Congelé mis sonrisas
Y congelé mis lágrimas
¿Dónde están ahora?
Ahora
Mis veinte



Et si tu n'existais pas


Et si tu n'existais pas
Dis-moi pourquoi j'existerais ?
Pour traîner dans un monde sans toi
Sans espoir et sans regret
Et si tu n'existais pas
J'essayerai d'inventer l'amour
Comme un peintre qui voit sous ses doigts
Naître les couleurs du jour
Et qui n'en revient pas

Et si tu n'existais pas
Dis-moi pour qui j'existerais ?
Des passantes endormies dans mes bras
Que je n'aimerais jamais
Et si tu n'existais pas
Je ne serais qu'un point de plus
Dans ce monde qui vient et qui va
Je me sentirais perdu
J'aurais besoin de toi

Et si tu n'existais pas
Dis-moi comment j'existerais ?
Je pourrais faire semblant d'être moi
Mais je ne serais pas vrai
Et si tu n'existais pas
Je crois que je l'aurais trouvé
Le secret de la vie, le pourquoi
Simplement pour te créer
Et pour te regarder

Et si tu n'existais pas
Dis-moi pourquoi j'existerais ?
Pour traîner dans un monde sans toi
Sans espoir et sans regret
Et si tu n'existais pas
J'essayerai d'inventer l'amour
Comme un peintre qui voit sous ses doigts
Naître les couleurs du jour
Et qui n'en revient pas




Y si no existieras

Dime, ¿por qué existiría?

Para vagar en un mundo sin ti

Sin esperanza ni arrepentimiento

Y si no existieras

Intentaría inventar el amor

Como un pintor que ve nacer bajo sus dedos los colores del día

Y que se maravilla con ello


Y si no existieras

Dime, ¿para quién existiría?

Para los transeúntes dormidos en mis brazos

A quienes nunca amaría

Y si no existieras

Sería solo un punto más

En este mundo que va y viene

Me sentiría perdido

Te necesitaría


Y si no existieras

Dime, ¿cómo existiría?

Podría fingir ser yo mismo

Pero no sería real

Y si no existieras

Creo que lo habría encontrado

El secreto de la vida, el porqué

Simplemente para crearte

Y para mirarte


Y si no existieras

Dime, ¿por qué existiría? Vagar en un mundo sin ti

Sin esperanza y sin arrepentimiento

Y si no existieras

Intentaría inventar el amor

Como un pintor que ve nacer bajo sus dedos los colores del día

Y que se maravilla con ello



Non, je ne regrette rien


Non, rien de rien
Non, je ne regrette rien
Ni le bien qu'on m'a fait
Ni le mal, tout ça m'est bien égal

Non, rien de rien
Non, je ne regrette rien
C'est payé, balayé, oublié
Je me fous du passé

Avec mes souvenirs
J'ai allumé le feu
Mes chagrins, mes plaisirs
Je n'ai plus besoin d'eux
Balayés les amours
Avec leurs trémolos
Balayés pour toujours
Je repars à zéro

Non, rien de rien
Non, je ne regrette rien
Ni le bien qu'on m'a fait
Ni le mal, tout ça m'est bien égal

Non, rien de rien
Non, je ne regrette rien
Car ma vie, car mes joies
Aujourd'hui, ça commence avec toi



No, nada en absoluto

No, no me arrepiento de nada

Ni del bien que me hicieron

Ni del mal, me da igual


No, nada en absoluto

No, no me arrepiento de nada

Pagado, borrado, olvidado

No me importa el pasado


Con mis recuerdos

Encendí el fuego

Mis penas, mis placeres

Ya no los necesito

Llevados, los amores

Con sus trémolos

Llevados para siempre

Vuelvo a empezar


No, nada en absoluto

No, no me arrepiento de nada

Ni del bien que me hicieron

Ni del mal, me da igual


No, nada en absoluto

No, no me arrepiento de nada

Porque mi vida, por mis alegrías

Hoy, empieza contigo


La Bohemia


Je vous parle d'un tempsQue les moins de vingt ansNe peuvent pas connaîtreMontmartre, en ce temps-làAccrochait ses lilasJusque sous nos fenêtres
Et si l'humble garniQui nous servait de nidNe payait pas de mineC'est là qu'on s'est connuMoi qui criais famineEt toi qui posais nue
La BohèmeLa BohèmeÇa voulait direOn est heureuxLa BohèmeLa BohèmeNous ne mangionsQu'un jour sur deux
Dans les cafés voisinsNous étions quelques-unsQui attendions la gloireEt, bien que miséreuxAvec le ventre creuxNous ne cessions d'y croire
Et quand quelque bistroContre un bon repas chaudNous prenait une toileNous récitions des versGroupés autour du poêleEn oubliant l'hiver
La BohèmeLa BohèmeÇa voulait direTu es jolieLa BohèmeLa BohèmeEt nous avions tous du génie
Souvent, il m'arrivaitDevant mon chevaletDe passer des nuits blanchesRetouchant le dessinDe la ligne d'un seinDu galbe d'une hanche
Et ce n'est qu'au matinQu'on s'asseyait enfinDevant un café-crèmeÉpuisés mais ravisFallait-il que l'on s'aimeEt qu'on aime la vie
La BohèmeLa BohèmeÇa voulait direOn a vingt ansLa BohèmeLa BohèmeEt nous vivionsDe l'air du temps
Quand, au hasard des joursJe m'en vais faire un tourÀ mon ancienne adresseJe ne reconnais plusNi les murs, ni les ruesQui ont vu ma jeunesse
En haut d'un escalierJe cherche l'atelierDont plus rien ne subsisteDans son nouveau décorMontmartre semble tristeEt les lilas sont morts
La BohèmeLa BohèmeOn était jeunesOn était fousLa BohèmeLa BohèmeÇa ne veut plusRien dire du tout

Hablo de una época
que aquellos menores de veinte
no pueden conocer
Montmartre, en aquel entonces
Colgaba sus lilas
Justo bajo nuestras ventanas
Y aunque la humilde pensión
que nos servía de nido
no parecía gran cosa
ahí nos conocimos
yo, hambriento
y tú, posando desnuda
La Bohème
La Bohème
Significaba
somos felices
La Bohème
La Bohème
solo comíamos
día por medio
en los cafés cercanos
éramos algunos
mientras esperábamos la fama
y, aunque indigentes
con el estómago vacío
nunca dejamos de creer en ella
y cuando algún bistró
a cambio de una buena comida caliente
nos llevaba un cuadro
recitamos versos
reunidos alrededor de la estufa
olvidando el invierno
La Bohème
La Bohème
Significaba
eres hermosa
La Bohème
La Bohème
y todos tuvimos de genio
A menudo me pasaba
frente a mi caballete
pasar noches en vela
retocando el dibujo
de la línea de un pecho
de la curva de una cadera
y era solo por la mañana
que por fin nos sentábamos
a tomar un café con leche
agotados pero encantados
teníamos que amarnos
y amar la vida
La Bohème
La Bohème
Significaba
que teníamos veinte años
La Bohème
La Bohème
y vivíamos
del espíritu de la época
cuando, por casualidad, un día
salgo a pasear
a mi antigua dirección
ya no reconozco
ni los muros ni las calles
que presenciaron mi juventud
en lo alto de una escalera
busco el estudio
del que no queda nada
en su nuevo entorno
Montmartre parece triste
y las lilas están muertas
La Bohème
La Bohème
éramos jóvenes
estábamos locos
La Bohemia
La Bohème
No significar nada más
En absoluto

Les feuilles morte
Oh, je voudrais tant que tu te souviennesDes jours heureux où nous étions amisEn ce temps-là, la vie était plus belleEt le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui
Les feuilles mortes se ramassent à la pelleTu vois, je n'ai pas oubliéLes feuilles mortes se ramassent à la pelleLes souvenirs et les regrets aussi
Et le vent du Nord les emporteDans la nuit froide de l'oubliTu vois, je n'ai pas oubliéLa chanson que tu me chantais
C'est une chanson qui nous ressembleToi tu m'aimais, et je t'aimaisNous vivions tous les deux ensembleToi qui m'aimais, moi qui t'aimais
Mais la vie sépare ceux qui s'aimentTout doucement, sans faire de bruitEt la mer efface sur le sableLes pas des amants désunis
La, la, la, laLa, la, la, laLa, la, la, laLa, la, la, laLa, la, la, laLa, la, la, laLa, la, la, laLa, la, la, la
Mais la vie sépare ceux qui s'aimentTout doucement, sans faire de bruitEt la mer efface sur le sableLes pas des amants désunis

Oh, desearía tanto que recordaras
Los días felices cuando éramos amigos
En aquellos días, la vida era más hermosa
Y el sol más caliente que hoy
Las hojas muertas se recogen a paladas
Ya ves, no he olvidado
Las hojas muertas se recogen a paladas
Recuerdos y arrepentimientos también
Y el viento del norte se los lleva
A la fría noche del olvido
Ya ves, no he olvidado
La canción que solías cantarme
Es una canción que es como nosotros
Me amabas y yo te amaba
Vivimos juntos
Tú que me amabas, yo que te amaba
Pero la vida separa a los que se aman
Tan suavemente, sin un sonido
Y el mar borra de la arena
Los pasos de los amantes se separaron
La, la, la, la
La, la, la, la
La, la, la, la
La, la, la, la
La, la, la
La, la, la, la
La, la, la, la
La, la, la, la
Pero la vida separa a quienes se aman
Suavemente, sin un sonido
Y el mar borra de la arena
Los pasos de los amantes  separardos

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