jueves, 9 de octubre de 2025

« Barbara » Jacques Prévert, Paroles, 1946

Rappelle-toi Barbara 
Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là 
Et tu marchais souriante Épanouie ravie ruisselante 
Sous la pluie 
Rappelle-toi Barbara 
Il pleuvait sans cesse sur Brest 
Et je t'ai croisée rue de Siam 
Tu souriais 
Et moi je souriais de même 
Rappelle-toi Barbara 
Toi que je ne connaissais pas 
Toi qui ne me connaissais pas 
Rappelle-toi 
Rappelle-toi quand même ce jour-là 
N'oublie pas 
Un homme sous un porche s'abritait 
Et il a crié ton nom Barbara 
Et tu as couru vers lui sous la pluie 
Ruisselante ravie épanouie 
Et tu t'es jetée dans ses bras 
Rappelle-toi cela Barbara 
Et ne m'en veux pas si je te tutoie 
Je dis tu à tous ceux que j'aime 
Même si je ne les ai vus qu'une seule fois 
Je dis tu à tous ceux qui s'aiment 
Même si je ne les connais pas 
Rappelle-toi Barbara 
N'oublie pas 
Cette pluie sage et heureuse 
Sur ton visage heureux 
Sur cette ville heureuse 
Cette pluie sur la mer 
Sur l'arsenal 
Sur le bateau d'Ouessant 
Oh Barbara 
Quelle connerie la guerre 
Qu'es-tu devenue maintenant 
Sous cette pluie de fer 
De feu d'acier de sang 
Et celui qui te serrait dans ses bras 
Amoureusement 
Est-il mort disparu ou bien encore vivant 
Oh Barbara 
Il pleut sans cesse sur Brest 
Comme il pleuvait avant 
Mais ce n'est plus pareil et tout est abimé 
C'est une pluie de deuil terrible et désolée 
Ce n'est même plus l'orage 
De fer d'acier de sang 
Tout simplement des nuages 
Qui crèvent comme des chiens 
Des chiens qui disparaissent 
Au fil de l'eau sur Brest 
Et vont pourrir au loin 
Au loin très loin de Brest 
Dont il ne reste rien. 

Traducción

Recuerda Barbara 
Llovia sin parar en Brest ese día 
 Y caminabas sonriendo 
 Floreciendo, encantada, goteando 
 Bajo la lluvia 
 Recuerda Barbara 
 Llovia sin parar en Brest 
 Y me crucé contigo en la rue de Siam 
 Sonreías 
 Y yo también sonreí 
 Recuerda Barbara 
 A ti, a quien no conocía 
 A ti, que no me conocías 
 Recuerda 
 Recuerda ese día de todos modos 
 No lo olvides 
 Un hombre se refugiaba bajo un porche 
 Y gritó tu nombre Bárbara 
 Y corriste hacia él bajo la lluvia 
 Goteando, encantada, goteando 
 Y te arrojaste a sus brazos 
 Recuérdalo, Barbara 
 Y no te enfades conmigo si te tuteo 
 yo tuteo a todos los que quiero 
 Aunque solo los haya visto una vez 
 Tuteo a todos los que se quieren 
 Aunque no los conozca 
 Acuerdate Barbara 
 No lo olvides 
 Esta lluvia sabia y feliz 
 En tu rostro feliz 
 En esta ciudad feliz 
 Esta lluvia sobre el mar 
 Sobre el arsenal 
 Sobre el barco de Ouessant 
 Oh, Bárbara 
 Qué absurdo (cabronada) es la guerra 
 ¿En qué te has convertido ahora? 
 Bajo esta lluvia de hierro 
 De fuego, acero y sangre 
 Y el que te abrazó 
 Con cariño ¿Está muerto, ha desaparecido o sigue vivo aún? 
 Oh, Bárbara 
 Llueve sin parar sobre Brest 
 Como antes 
 Pero ya no es lo mismo y todo está perdido 
 Es una lluvia de duelo terrible y desolada 
 Ya ni siquiera es una tormenta 
 De hierro, acero y sangre 
 Simplemente nubes 
 Que revientan como perros 
 Perros que desaparecen 
 Junto al agua sobre Brest 
 Y se pudren en la distancia 
 Lejos, muy lejos de Brest 
 Donde ya no queda nada. 

 Paroles est un recueil de 95 poèmes de Jacques Prévert (1900-1977) publié pour la première fois en 1946[1]

Les textes de Jacques Prévert ont d'abord été publiés isolément dans diverses revues depuis les années trente (le Commerce, Bifur, la Révolution surréaliste, Cahiers GLM /Guy Lévis-Mano, Soutes, Cahiers d'art) avant d'être regroupés partiellement de façon amateur par des étudiants de Reims à la fin de la guerre. En 1945, René Bertelé réunit à son tour les textes de Jacques Prévert avec l'accord du poète pour la maison d'édition qu'il vient de créer les Éditions du Point du jour et il publie le recueil le 10 mai 1946 sous le titre Paroles dans la collection le Calligraphe avec une couverture du photographe Brassaï. Le succès est immédiat : une première réédition de 5 000 exemplaires est lancée une semaine après, puis d'autres pour atteindre le chiffre, spectaculaire pour un recueil de poèmes, de 25 000 la première année. En 1947 René Bertelé publie une édition augmentée de seize textes, toujours au Point du jour et toujours avec succès.

Gallimard qui a racheté les éditions de René Bertelé en transformant Le Point du jour en une collection que continue à diriger son créateur, réédite Paroles en 1949 et de nouveau en 1951 et 1956. En 1957, le recueil est publié en Livre de poche avec la couverture de l'édition originale: la photographie de Brassaï qui représente un mur gris couvert de graffiti sur lequel on a peint en écriture manuscrite rouge le titre et le nom de l'auteur. En 1972 Paroles paraît dans la collection Folio, avec en couverture le portrait en noir et blanc de Jacques Prévert photographié par Doisneau, le graphiste ayant rajouté une touche rouge à la cigarette que fume dans une attitude populaire le poète. La diffusion en collection de poche ne faiblit pas et avec environ 2,5 millions d'exemplaires, Paroles représente la 4e meilleure vente dans ce domaine après L'Étranger, La Peste de Camus et Knock de Jules Romains, ce qui fait de Jacques Prévert de loin le poète le plus lu[Note 1] de la littérature française.

Le couronnement éditorial survient comme un pied-de-nez posthume du poète iconoclaste en 1992, avec la publication de ses œuvres dans la prestigieuse collection de la Pléiade.

Présentation

Aspect

Paroles comporte 95 textes non ponctués de forme et de longueur très variées. Les textes les plus longs sont placés principalement au début du recueil (Tentative de description d'un dîner de têtes à Paris-France, 11 pages – Souvenirs de famille, 13 pages - Évènements, 9 pages). Le plus long, La crosse en l'air (35 pages) est au milieu de l'œuvre et on retrouve un texte assez long, rajouté plus tard, en fermeture du recueil (Lanterne magique de Picasso – 7 pages). Les autres textes vont de deux lignes (Les Paris stupides) à quelques pages en passant par des poèmes très courts (Alicante, 6 vers – Le grand homme, 4 vers – L'amiral, 5 vers avec 15 mots au total), des textes d'une petite page (Le cancre, 17 vers - Le miroir brisé, 16 vers - La fête continue, 18 vers) ou des textes de deux pages (Page d'écriture - Barbara - Complainte de Vincent…).

La forme est également très variée avec des textes en prose (Souvenirs de famille – certains passages du Dîner de têtes), des saynètes dialoguées en vers libres (L'orgue de barbarie – La chasse à l'enfant - L'accent grave…) et un emploi plus traditionnel du vers libre avec parfois l'utilisation partielle de rimes irrégulières (Pour toi mon amour – Complainte de Vincent - Barbara). La présence de l'oralité revendiquée conduit aussi à l'utilisation de la reprise sinon du refrain (Barbara – Chasse à l'enfant – Je suis comme je suis…) qui font de ces textes des chansons qui seront d'ailleurs, ainsi que d'autres poèmes du recueil, mises en musique par Joseph Kosma.

Danièle Gasiglia-Laster et Arnaud Laster ont bien montré que les textes de Prévert, sous leur apparente simplicité, relèvent d'un intense travail de construction et de précision, sont d'une grande richesse de sens, abondent en références culturelles.[réf. souhaitée]

Procédés stylistiques
Les aspects dominants de l'art de Jacques Prévert que souligne d'ailleurs le titre Paroles sont la spontanéité et l'oralité nourries des influences surréalistes faites d'expressivité nouvelle et de provocation.

Prévert a ainsi fréquemment recours à la recherche d'expressions corrosives et au rire en jouant sur les mots comme ici : « Notre père qui êtes aux cieux / Restez-y… » (Pater noster) – « Larima / Larima quoi / La rime à rien » (L'amiral) – « Un vieillard en or avec une montre en deuil » (Cortège) - « Le monde mental / Ment / Monumentalement » (Il ne faut pas). Le jeu sur les mots est d'ailleurs constant dans l'œuvre, même en dehors de la dérision, un seul exemple de cette réussite littéraire suffira : « Démons et merveilles » (Sables mouvants). Un autre procédé très fréquent est celui de l'accumulation associée à l'anaphore ; par exemple : ouverture du Dîner de têtes (« Ceux qui pieusement / Ceux qui copieusement »…) dans lequel se glisse une parodie de Péguy, ou dans Salut à l'oiseau ou encore Cortège. Le vocabulaire simple et concret est une autre caractéristique permanente de Paroles, par exemple dans La pêche à la baleine – Déjeuner du matin – La batteuse – Inventaire (« Une pierre / Deux maisons / trois ruines… ») avec parfois même une réelle violence (exemple : « Toute la batterie de cuisine du Saint Office des morts » (La Morale de l'histoire).

En dehors des moyens classiques de l'expression poétique comme le jeu sur les rythmes et les sonorités comme l'allitération dans Barbara : « Sous cette pluie de fer / De feu, d'acier, de sang », c'est la richesse et l'expressivité des images qui est remarquable chez Prévert. Elles sont extrêmement nombreuses et en voici quelques exemples : "« Dans les sables du lit tu remues en rêvant » (Sables mouvants) - « Voici le temps des égoutiers » (Le temps des noyaux) - « Ceux qui sont chauves à l'intérieur de la tête » (Dîner de têtes) - « L'éblouissant orage du génie de Vincent » (Complainte de Vincent)".
{En las arenas del lecho te revuelves mientras sueñas" (Arenas movedizas) - "Este es el tiempo de los trabajadores de las alcantarillas" (El tiempo de los pozos) - "Los que son calvos por dentro de la cabeza" (Cena de cabezas) - "La tormenta deslumbrante del genio de Vincent" (La queja de Vincent)}. 

Thèmes
Les thèmes du recueil sont nombreux : ils se croisent souvent et sont mis en valeur par les procédés poétiques efficaces.

La dénonciation de la violence, de la guerre (1945 = après la guerre), de la politique bourgeoise, de la religion est peut-être le thème dominant : il s'agit d'une mise en cause violente des puissants qui renvoie à l'engagement de Prévert dans l'agitprop avec le groupe Octobre. Antimilitariste (Le temps des noyaux – Quartier libre…), anticlérical (La crosse en l'air – Pater noster – La cène – La morale de l'histoire…), défenseurs des humbles (humildes) contre l'argent bourgeois (Le discours sur la paix - La batteuse…(la trilladora)), il fait également référence à l'actualité de son époque (guerre d'Espagne et guerre d'Éthiopie dans Lanterne magique de Picasso et La crosse en l'air, bombardement de la deuxième guerre mondiale dans Barbara ou fascisme dans L'ordre nouveau). Il associe ainsi dans ses répulsions la trinité pétainiste en mettant en cause les valeurs de la famille (Familiale – La pêche à la baleine), la patrie (L'épopée – Histoire du cheval) et le travail qu'il présente comme une exploitation et une humiliation (Le temps perdu - Le paysage changeur – Dîner de têtes - L'effort humain où l'on trouve une expression qui résume tout : « La terrifiante chaîne où tout s'enchaîne / la misère le profit le travail la tuerie» {El esfuerzo humano donde encontramos una expresión que lo resume todo: “La aterradora cadena donde todo está enlazado / miseria lucro trabajo matanza}. Prévert dénonce aussi d'autres oppressions comme l'emprisonnement (La chasse à l'enfant) ou la colonisation (L'effort humain) ou encore l'école et ses références (Le cancre – Les Paris stupides – Composition française…). Il s'agit donc explicitement d'une poésie socialement et politiquement engagée: Jacques Prévert a choisi son camp.

Le thème de la vie quotidienne, de la société, du temps, et des lieux de Paris est également récurrent dans le recueil (La rue de Buci maintenant – Place du Carrousel - Le jardin…) et fait de Prévert un poète attachant de la ville et du monde populaire. On le qualifie de « Parisien bohème». {El tema de la vida cotidiana, la sociedad, el tiempo y los lugares de París también es recurrente en la colección (La rue de Buci maintenant – Place du Carrousel – Le jardin…) y convierte a Prévert en un poeta cautivador de la ciudad y del mundo popular. Se le describe como un «parisino bohemio».}

En contrepoint à la violence révolutionnaire et anarchiste, Paroles exploite les thèmes lyriques traditionnels de l'amour, de l'enfance et de l'oiseau mais sans exaltation du « je » romantique : il s'agit plutôt d'une recherche du bonheur individuel et collectif fait de sensualité (Sables mouvants – Paris at night), de liberté (Le cancre – Salut à l'oiseau) où l'innocence et la fragilité sont protégées même si les peines de cœur continuent à exister (Le désespoir est assis sur un banc - Rue de Seine - Pour toi mon amour – Le miroir brisé avec ces quelques vers : «Et j'ai mis la main sur mon cœur / où remuaient / ensanglantés / les sept éclats de glace de ton rire étoilé »). {Y puse mi mano sobre mi corazón / donde se agitaron los siete fragmentos de hielo de tu risa estrellada / ensangrentados »} Un dernier thème notable est celui de l'art et de la création avec des références à van Gogh (Complainte de Vincent), peintre de violence, de sang et de vie et à Picasso, qui bouscule la représentation de la réalité (Promenade de Picasso - Lanterne magique de Picasso). Jacques Prévert donne aussi la clé de sa recherche artistique dans Pour faire le portrait d'un oiseau, sorte d'art poétique où l'idéal est « quelque chose de simple /quelque chose de beau / quelque chose d'utile… » ou encore quand il oppose « jouer du chien à poil dur » à « jouer du caniche » dans Le concert n'a pas été réussi. {o cuando contrasta "interpretar a un perro de pelo duro" con "interpretar a un caniche" en El concierto no fue un éxito.}

Sommaire de Paroles

Tentative de description d'un dîner de têtes à Paris-France 
Histoire du cheval 
La pêche à la baleine 
La belle saison 
Alicante 
Souvenirs de famille ou l'ange garde-chiourme {Recuerdos familiares o el ángel guardián de la prisión}
J’en ai vu plusieurs 
Pour toi mon amour 
Les grandes inventions 
Événements 
L'accent grave 
Pater noster 
Rue de Seine 
Le cancre 
Fleurs et couronnes 
Le retour au pays 
Le concert n'a pas été réussi 
Le temps des noyaux 
Chanson des escargots qui vont à l'enterrement 
Riviera 
La grasse matinée {Durmiendo en}
Dans ma maison 
Chasse à l'enfant 
Familiale 
Le paysage changeur 
Aux champs... 
L'effort humain 
Je suis comme je suis 
Chanson dans le sang 
La lessive {lavadero}
La crosse en l'air 
Cet amour 
L'orgue de barbarie {El organillo}
Page d'écriture 
Déjeuner du matin 
Fille d'acier 
Les oiseaux du souci {Los pájaros de la preocupación}
Le désespoir est assis sur un banc 
Chanson de l'oiseleur {Canción del cazador}
Pour faire le portrait d'un oiseau 
Sables mouvants 
Presque 
Le droit chemin 
Le grand homme 
La brouette ou les grandes inventions {La carretilla o los grandes inventos}
La Cène 
Les belles familles 
L'école des beaux-arts 
Épiphanie 
Écritures saintes 
La batteuse 
Le miroir brisé 
Quartier libre 
L'ordre nouveau 
Au hasard des oiseaux {Pájaros al azar}
Vous allez voir ce que vous allez voir 
Immense et rouge 
Chanson 
Composition française 
L'éclipse 
Chanson du geôlier {Canción del carcelero}
Le cheval rouge 
Les Paris stupides 
Premier jour 
Le message 
Fête foraine {Parque de atracciones}
Chez la fleuriste 
L'épopée 
Le sultan 
Et la fête continue 
Complainte de Vincent 
Dimanche 
Le jardin L'Automne 
Paris at night 
Le bouquet 
Barbara 
Inventaire 
La rue de Buci maintenant 
La morale de l'histoire 
La gloire 
Il ne faut pas... 
Conversation 
Osiris ou la fuite de l'Egypte 
Le discours sur la paix 
Le contrôleur 
Salut à l'oiseau 
Le temps perdu 
Les Enfants qui s’aiment 
Les Feuilles mortes 
L'amiral 
Le combat avec l'ange 
Place du carrousel 
Cortège 
Noces et banquets 
Promenade de Picasso 
Lanterne magique de Picasso 
Letras


Les Feuilles mortes

Oh, je voudrais tant que tu te souviennes
Des jours heureux où nous étions amis
En ce temps-là, la vie était plus belle
Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle
Tu vois, je n'ai pas oublié
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle
Les souvenirs et les regrets aussi
Et le vent du Nord les emporte
Dans la nuit froide de l'oubli
Tu vois, je n'ai pas oublié
La chanson que tu me chantais
C'est une chanson qui nous ressemble
Toi tu m'aimais, et je t'aimais
Nous vivions tous les deux ensemble
Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais
Mais la vie sépare ceux qui s'aiment
Tout doucement, sans faire de bruit
Et la mer efface sur le sable
Les pas des amants désunis
La, la, la, la
La, la, la, la
La, la, la, la
La, la, la, la
La, la, la, la
La, la, la, la
La, la, la, la
La, la, la, la
Mais la vie sépare ceux qui s'aiment
Tout doucement, sans faire de bruit
Et la mer efface sur le sable
Les pas des amants désunis

miércoles, 8 de octubre de 2025

_- Maryse Hilsz: la aviadora de la Resistencia



_- Maryse Hilsz fue una aviadora que consiguió varias plusmarcas y se unió a la Resistencia francesa, realizando una importante labor de espionaje para ella. Este artículo nos acerca a su figura.

Marie-Antoinette Hilsz, conocida como Maryse Hilsz, nació en Levallois-Perret, Francia, el 7 de marzo de 1901. Sus padres fueron François Antoine Hilsz, nacido en Rhinau, Alsacia, y Eugénie Marie Letourneur, natural de París. Y tuvo dos hermanos, Reine y Paul, ambos mayores que ella.

Hilsz creció en el seno de una familia de trabajadores, cursó sus primeros estudios sin excesivos problemas y, al terminarlos, entró como aprendiza en una casa de modas.

Una vez transcurrieron los duros años de la Primera Guerra Mundial (1914-1918), la joven Maryse Hilsz se interesó por la aviación y formó parte de diversos equipos de paracaidistas, con los cuales llegó a realizar 112 saltos durante la década de los años veinte. Una cifra destacada.

Ya en 1928, Maryse Hilsz se matriculó en el curso oficial de aviación y, en un par de años, obtuvo la licencia de piloto. Entonces se compró un pequeño avión de segunda mano construido en Inglaterra e inició su carrera como aviadora. A partir de 1930, su talento en ese campo no pararía de darle satisfacciones.

En 1931, Hilsz realizó el vuelo París-Saigón-París con algunas dificultades. En 1932, logró la plusmarca mundial de altitud femenina. Y, en 1936, elevó su plusmarca hasta unos impresionantes 14.310 metros, en medio de una dura competencia con otras aviadoras. Su registro de altitud se convirtió en el récord mundial tanto de mujeres como de hombres. Un logro excepcional.

En esos años de gloria deportiva, los vuelos entre ciudades también fueron una constante para Maryse Hilsz. Uno de sus vuelos más famosos fue el que la llevó desde París a la capital de Japón y de allí de nuevo a París.

El 30 de diciembre de 1938, Hilsz finalmente batió la plusmarca de distancia sin escalas para un avión de primera categoría en la ruta Istres-Port-Étienne (Francia-Mauritania), logrando recorrer 3.230 km. Fue su última gran gesta deportiva.

En la primera parte de la década de los años treinta, en sus mejores años de aviadora, Maryse Hilsz mantuvo una relación sentimental con el aviador francés André Salel, aunque este falleció en un accidente en 1934. Maryse se quedó muy afectada por lo ocurrido y mandó erigir una estela en su memoria en el lugar de la tragedia. Jamás lo olvidó.

La vida de Maryse Hilsz sufrió un vuelco importante con el inicio de la Segunda Guerra Mundial (1939-1945), algo que también le ocurrió a toda su generación, a las personas de mayor relevancia de la misma y a destacados deportistas como ella. Las dos guerras mundiales del siglo XX dejaron una huella profunda en millones de personas de todo el mundo.

En principio, Hilsz resultó movilizada y transportó aviones al frente de guerra, pero, después de la debacle del ejército francés, se unió a la Resistencia francesa para combatir a la Alemania nazi que ocupaba su país y al régimen colaboracionista de Vichy. Este régimen fascista y títere del nazismo fue instaurado por el mariscal Philippe Pétain en una parte de Francia y en la totalidad de sus colonias y duró desde junio de 1940 hasta agosto de 1944.

De esta forma, Maryse Hilsz se convirtió en miembro de la Resistencia francesa y, más en concreto, de la red Buckmaster, consistiendo sus misiones principalmente en recopilar información sobre el ocupante nazi. La condición de espía de la aviadora la condujo a situaciones difíciles, algunas de altísimo riesgo. Sus experiencias como espía darían para escribir otro artículo.

La citada red Buckmaster en la que operó Hilsz fue liderada por el inglés Maurice James Buckmaster y formó parte del servicio de inteligencia británico SOE, fundado en 1940 y derivado del servicio de inteligencia exterior británico (SIS o MI6). Uno de los jefes de ese servicio fue Kim Philby, en realidad un espía soviético infiltrado por el NKVD (posterior KGB). Philby suele ser considerado el mejor espía del siglo XX. En 1993, leí el libro Philby, Maestro de Espías de Phillip Knightley y pude apreciar su talento.

Ya en octubre de 1944, Charles Tillon, miembro del Partido Comunista Francés, jefe de la Resistencia francesa y ministro del Aire de Charles de Gaulle, creó el primer cuerpo de mujeres piloto y tuvo muy en cuenta la trayectoria de Maryse Hilsz. Tanto sus grandes gestas en la aviación como su compromiso con la Resistencia. Por eso, Hilsz encabezó la lista de mujeres piloto de la Fuerza Aérea francesa, alcanzó el rango de segunda teniente y participó en el Grupo de Enlace Aéreo Ministerial.

Concluida la Segunda Guerra Mundial, en 1946, Tillon fue a parar a otro puesto ministerial y el cuerpo de mujeres piloto de Hilsz dejó de ser operativo.

Coincidiendo con esos cambios, Maryse Hilsz, la gran aviadora que había sido una destacada espía de la Resistencia francesa, falleció el 30 de enero de 1946 en un accidente de aviación, sin pilotar ella el aparato. Tuvo un final trágico e inesperado similar al que padecieron su compañero sentimental André Salel y la otra gran aviadora francesa de la época, Hélène Boucher, sobre la cual publiqué un artículo el pasado mes de junio de 2025.

Los restos de Hilsz acabaron en el cementerio de su ciudad natal, Levallois-Perret, a escasos metros de distancia de las tumbas de franceses ilustres como el ingeniero Gustave Eiffel, el compositor Maurice Ravel o la escritora y poetisa anarquista Louise Michel.

A lo largo del siglo XX y en las primeras décadas del XXI, Maryse Hilsz fue recordada a menudo por sus grandes gestas en la aviación y por su trabajo a favor de la Resistencia y recibió reconocimientos. En Francia, se le dedicaron calles, un estadio, una escuela e, incluso, un monumento en el parque de la Planchette de Levallois-Perret. En 1972, sin ir más lejos, su rostro y el de Hélène Boucher aparecieron en un sello francés, a modo de homenaje.

En la actualidad, Maryse Hilsz continúa siendo recordada y reconocida. A menudo, se invoca su memoria y, de vez en cuando, se escribe sobre ella. Este artículo es un ejemplo de esa insistencia en su figura.

Hilsz, en definitiva, no se ha ido. Está presente entre nosotros. Y ha sido un honor recordarla, mientras ella sobrevuela el Olimpo en el que se encuentran los dioses, la citada Hélène Boucher y otros campeones de todas las épocas.

Jean-Paul Sartre decía que “el compromiso es un acto, no una palabra”. Frase que define a la perfección a una Maryse Hilsz siempre volcada en actos, en logros. Muchos, por cierto, simplemente, extraordinarios. 

martes, 7 de octubre de 2025

_- Los tres grandes problemas mundiales que denuncia la Iniciativa de Gobernanza Global propuesta por China

_- La creciente fragilidad del sistema internacional y el fracaso de muchas instituciones globales para ofrecer soluciones justas y efectivas han creado un escenario internacional insostenible. En respuesta a este contexto, China ha presentado durante la cumbre de la Organización de Cooperación de Shanghái (OCS) de este mes de septiembre la Iniciativa de Gobernanza Global (IGG), una propuesta ambiciosa y necesaria para mejorar la arquitectura global. Con ella, propone una alternativa cooperativa frente a las desigualdades y disfuncionalidades que hoy afectan al orden mundial.

La IGG se fundamenta en valores universales como la equidad, la soberanía y el respeto mutuo y plantea cinco propuestas: (1) Igualdad soberana de los Estados; (2) Respeto al derecho internacional y a la Carta de la ONU; (3) Compromiso con el multilateralismo genuino; (4) Enfoque centrado en las personas y resultados reales; y (5) Implementación práctica y cooperación efectiva.

Estas propuestas responden a tres problemas centrales que están en la raíz del actual estancamiento global: la exclusión de gran parte del mundo en la toma de decisiones, la politización del derecho internacional, y la incapacidad colectiva para abordar los desafíos compartidos de la humanidad.

La exclusión sistemática del Sur Global en la toma de decisiones

Uno de los pilares de la IGG china es la igualdad soberana entre los Estados, un principio que, si bien está consagrado en la Carta de las Naciones Unidas, raramente se cumple en la práctica. El orden internacional vigente ha perpetuado una estructura de poder desigual, donde unas pocas potencias —occidentales— toman las decisiones más importantes, mientras la mayoría de los países, especialmente del Sur Global, son relegados a un papel secundario.

China ha señalado con claridad que este sistema no es sostenible ni legítimo. La IGG surge como un llamado a democratizar la gobernanza internacional, para que todos los países tengan voz real en la definición de las reglas, y no simplemente sean receptores de normas ajenas.

En este sentido, la Iniciativa promueve la reforma de instituciones clave como la ONU, el FMI y el Banco Mundial, y al mismo tiempo impulsa plataformas multilaterales donde el Sur Global puede cooperar desde una base de igualdad. La propuesta china no es excluyente, sino complementaria: propone construir un orden multipolar basado en el respeto mutuo y la cooperación entre civilizaciones.

Como ejemplo de esta subrepresentación del Sur Global podemos comparar el derecho de voto de los países que componen los BRICS+ y los 7 países occidentales del G7 en el Fondo Monetario Internacional (FMI). Los votos de los países BRICS+ solo alcanzan a un tercio de los votos de los países del G7 mientras que su población es cinco veces superior y su PIB un 33 % superior. Esta tremenda desigualdad, absolutamente injustificable desde cualquier punto de vista, nos permite hacernos una idea de la tremenda subrepresentación del Sur Global en las instituciones de gobernanza global. Subrepresentación que no es sólo en el FMI sino que también alcanza al Banco Mundial y otras muchas instituciones que gobiernan “de facto” el mundo.

Países BRICS+ Países G7

Población 48,69% 9,72%
PIB (ppa) 39,34% 29,44%
VOTO     12,93%  38,61%


La manipulación geopolítica del derecho internacional y de la ONU

Un segundo problema estructural que China identifica es el uso instrumental del derecho internacional por parte de algunas potencias, básicamente bajo la batuta de Estados Unidos. La legalidad internacional debería ser un marco común para garantizar la paz y la justicia global, pero en la práctica, muchas veces se convierte en una herramienta para justificar sanciones, bloqueos, injerencias o intervenciones militares que violan los principios de soberanía y autodeterminación.

Frente a este doble estándar, la IGG plantea una posición firme: el derecho internacional debe ser respetado en su totalidad, y no solo cuando conviene a determinados intereses geopolíticos. La iniciativa propone reforzar los mecanismos multilaterales para que las disputas internacionales se resuelvan de manera pacífica y legal, bajo los principios de la Carta de la ONU.

A lo largo de los últimos años, la ONU ha sido sistemáticamente bloqueada o ignorada en sus esfuerzos por garantizar la paz y la justicia. Un ejemplo contundente es la incapacidad del Consejo de Seguridad para actuar frente al genocidio en Gaza, donde resoluciones impulsadas por una mayoría de países han sido vetadas de forma reiterada por Estados Unidos, incluso cuando contaban con amplio respaldo internacional. Este uso del veto ha paralizado al órgano responsable de la paz global y ha dejado sin protección efectiva a las decenas de miles de gazatíes que están siendo exterminados.

Pero el problema va más allá del veto. Continentes enteros del Sur Global —África, América Latina y el sur de Asia— ni siquiera tienen representación permanente en el Consejo de Seguridad, a pesar de su población, extensión territorial y relevancia regional. Esto refleja un desequilibrio estructural que perpetúa una gobernanza parcial, donde las voces del mundo en desarrollo siguen marginadas.

Además, la autoridad moral y jurídica de las resoluciones de la ONU ha sido atacada abiertamente. Un caso emblemático de desacato es la decisión de Estados Unidos de reconocer Jerusalén como capital de Israel, en contra de múltiples resoluciones de la Asamblea General que establecen que el estatus de Jerusalén debe resolverse mediante negociaciones. Este acto de desacato, sin consecuencias reales, envía un mensaje peligroso: que las normas internacionales son obligatorias para todos excepto para Estados Unidos, que las impone y las incumple al ritmo de sus propios intereses.

Frente a esta situación, China propone en su IGG un retorno real al multilateralismo y al respeto igualitario del derecho internacional. Se trata de garantizar que las reglas se apliquen a todos por igual, sin privilegios ni excepciones. La legalidad internacional debe ser un escudo para los más débiles, no un arma de los más fuertes. Esta postura es especialmente valorada por muchos países que han sido víctimas de medidas coercitivas unilaterales y que hoy encuentran en China un socio dispuesto a defender un orden más equilibrado.

Ineficiencia del sistema actual ante los problemas globales. El abandono de la Agenda 2030

El tercer gran problema que la IGG denuncia con determinación es la incapacidad del sistema internacional actual para ofrecer soluciones reales y efectivas a los problemas comunes de la humanidad. A pesar de décadas de foros, cumbres y compromisos globales, los resultados siguen siendo insuficientes. La Agenda 2030 para el Desarrollo Sostenible, lanzada en 2015 por Naciones Unidas con el objetivo de erradicar la pobreza, proteger el planeta del cambio climático y garantizar paz y prosperidad para todas las personas, está hoy desgraciadamente estancada.

A finales de 2024 y según datos de la ONU, solo el 17 % de los Objetivos de Desarrollo Sostenible (ODS) avanza a un ritmo adecuado, alrededor del 35 % muestra algún progreso pero insuficiente, pero la casi mitad restante de los objetivos está directamente en retroceso o sin avances significativos. El panorama es preocupante en objetivos como la eliminación del hambre y de la pobreza, donde no se está progresando y se está perdiendo una década entera de esfuerzos.

Esta pérdida de eficacia no se debe a la falta de diagnósticos o buenas intenciones, sino a la fragmentación, politización y lentitud de los mecanismos de cooperación internacional. El sistema actual se basa en compromisos voluntarios, carentes de mecanismos eficaces de implementación y seguimiento, y muchas veces bloqueados por intereses económicos de las potencias occidentales. Mientras tanto, millones de personas siguen en unas condiciones de vida inaceptables.

Frente a este colapso funcional, la Iniciativa de Gobernanza Global de China propone un nuevo enfoque: una gobernanza centrada en resultados y en las personas. Para Beijing, los discursos diplomáticos deben traducirse en acciones concretas que mejoren el bienestar de las sociedades.

En este sentido, China considera que la recuperación de la Agenda 2030 sólo será posible si se rediseña la forma en que el mundo coopera, eliminando barreras ideológicas y apostando por un modelo de desarrollo inclusivo y sostenible. La IGG no pretende reemplazar lo existente, sino activar lo que ya se ha acordado y empujar con fuerza hacia su cumplimiento real. 

Pedro Barragán es economista. Asesor de la Fundación Cátedra China y autor del libro “Por qué China está ganando” 

lunes, 6 de octubre de 2025

_- Cómo evitar ingerir los microplásticos que se encuentran en tu cocina

Una persona hace una panqueca en una sartén y la voltea con una espátula de plástico.

    • _- Ally Hirschlag, Martha Henriques
    • Título del autor,BBC Earth*


No los ves, pero están ahí: cientos de minúsculas partículas de plástico están en tu cocina. Por ejemplo, en una sartén caliente, estos indeseables huéspedes se licúan, filtrándose en los alimentos antes de solidificarse de nuevo al enfriarse en el plato. Y no solo están allí: sin darte cuenta, los puedes estar comiendo constantemente.

Estos intrusos en nuestros alimentos son microplásticos y nanoplásticos, partículas de menos de 5 mm o entre 1 y 1.000 nanómetros, respectivamente.

Pero ¿cómo llegan a nuestros alimentos? Y, en un mundo inundado de trozos de plástico, ¿qué podemos hacer para reducir la exposición en nuestra dieta?

Si observas tu cocina con más atención, empezarás a reconocer por dónde entran los microplásticos en nuestras comidas. Se desprenden de la espátula que usas para preparar el desayuno, se filtran de la botella de agua de plástico que metes en la mochila de tu hijo y flotan en la taza de té de tu escritorio. También están enterrados en los alimentos que consumimos, desde las hamburguesas hasta la miel.

Una vez que empiezas a buscarlos, los puntos de exposición a los microplásticos son tantos que puede resultar abrumador. Pero también es posible hacer cambios para reducir la cantidad a los que estamos expuestos en nuestras cocinas.

"Hay muchas opciones fáciles de abordar en casa", dice Sheela Sathyanarayana, docente de Pediatría y profesora adjunta de Ciencias Ambientales y de la Salud Ocupacional en la Universidad de Washington y el Instituto de Investigación Infantil de Seattle.

"Creo que les da a las personas una sensación de control sobre sus propias vidas, porque efectivamente tenemos más control de lo que pensamos", afirma.

Un niño bebe agua de una botella plástica.Fuente de la imagen,Getty Images Pie de foto,

La cantidad de microplásticos a los que estamos expuestos puede resultar abrumadora.

Alimentos
Los microplásticos se encuentran en frutas y verduras, miel, pan, lácteos, pescado y carnes, desde hamburguesas hasta pollo. Se encuentran en las yemas de los huevos y también en las claras.

Un estudio realizado en 109 países reveló que la cantidad de estos plásticos que las personas consumían habitualmente en 2018 era más de seis veces superior a la de 1990.

Los microplásticos pueden llegar a nuestros alimentos cuando las plantas los absorben por las raíces y los animales al alimentarse.

"Si cultivas en un terreno que antes era industrial y el suelo está contaminado, existe la posibilidad de que esas plantas acumulen los contaminantes", afirma Sathyanarayana.

Una vez cosechados los cultivos, hay muchas más posibilidades de contaminación durante el procesamiento, ya que "las fábricas utilizan una gran cantidad de plástico para ser eficaces y tener un alto rendimiento de sus productos".

En el caso de algunos alimentos, es posible eliminar parte de los microplásticos antes de consumirlos.

Un estudio realizado en Australia reveló que las personas consumían habitualmente entre 3 y 4 mg de plástico por ración de arroz casero y hasta 13 mg por ración de arroz precocido.

Los microplásticos estaban presentes tanto en el arroz envasado en papel como en plástico. Sin embargo, los investigadores descubrieron que enjuagar el arroz reducía la cantidad de microplásticos entre un 20 y 40%.

Lavar la carne y el pescado también puede reducir los microplásticos, pero no eliminarlos.

Para otros alimentos, enjuagarlos es imposible. La sal suele contener microplásticos debido a la contaminación en los puntos de extracción y procesamiento.

Un estudio de 2018 reveló que 36 de las 39 marcas de sal analizadas contenían microplásticos. La sal marina presentó los niveles más altos de microplásticos, probablemente debido a la alta contaminación por microplásticos en lagos, embalses, ríos y océanos del mundo.

Una persona enjuaga el arroz en un colador.Fuente de la imagen,Getty Images Pie de foto,

Lavar el arroz ayuda a reducir el contenido de microplásticos hasta en un 40%. Pero no los elimina del todo.

Tanto Sathyanarayana como Annelise Adrian, funcionaria sénior del programa del equipo de ciencias de plásticos y materiales del Fondo Mundial para la Naturaleza, abogan por cambiar a alimentos frescos e integrales o, como mínimo, evitar los ultraprocesados ​​siempre que sea posible.

"Cuanto más ultraprocesado sea un alimento, mayor será la probabilidad de que presente una alta contaminación por plástico, debido a los numerosos puntos de contacto en la fábrica que lo elabora", explica Sathyanarayana.

Reducir la cantidad de plástico en la cadena alimentaria requerirá más que cambios en nuestras cocinas.

"El plástico es un material bueno y barato", afirma Vilde Snekkevik, bióloga marina e investigadora de microplásticos en el Instituto Noruego para la Investigación del Agua. "El problema es que lo estamos usando en exceso. Está en todas partes".

El agua
Ya sea del grifo o de una botella, el agua es otro punto de exposición notable a los microplásticos.

Un estudio reveló que el simple acto de desenroscar la tapa de una botella de plástico aumentaba drásticamente la cantidad de microplásticos presentes en el agua que contenía: con cada giro, se generaban 553 partículas por litro.

"Se están publicando estudios que demuestran que hay muchos más microplásticos y nanoplásticos en el agua embotellada de lo que se creía", afirma Adrian.

Un hombre llena un vaso con agua en el grifo.Fuente de la imagen,Getty Images Pie de foto,

Los microplásticos están presentes tanto en el agua del grifo como en la embotellada.

Los microplásticos también se encuentran comúnmente en el agua del grifo. Un estudio realizado en Reino Unido los encontró en 177 muestras analizadas, sin diferencias apreciables en la concentración de microplásticos con respecto al agua embotellada.

Hallazgos similares en China, Europa, Japón, Arabia Saudí y Estados Unidos sugieren que se trata de un problema mundial.

Pero si se tiene la opción, beber agua del grifo puede ser una mejor manera de reducir la exposición a los microplásticos, siempre que el suministro sea seguro.

Adrian afirma que invertir en un buen filtro marca una diferencia notable. Incluso uno simple de carbón, como el que se encuentra en una jarra de agua con filtro, puede eliminar hasta el 90% de los microplásticos.

Sin embargo, nada de esto sirve de mucho si se planea añadir una bolsita de té con plástico para preparar dicha infusión, puesto que se pueden liberar alrededor de 11.600 millones de microplásticos y 3.100 millones de nanoplásticos en la taza.

El plástico se suele utilizar en pequeñas cantidades para sellar bolsas que, de otro modo, estarían hechas de papel.

Empaques y contenedores
Además, está el plástico con el que se envasa gran parte de nuestros alimentos.

"Los alimentos almacenados en plástico inevitablemente contienen microplásticos", afirma Adrian. "Esto también incluye las latas de aluminio revestidas de plástico, como las de frijoles".

Una persona se hace un té en una taza transparente.Fuente de la imagen,Getty Images Pie de foto,

El material de las bolsitas del té es una fuente de microplásticos.

Un estudio australiano descubrió que con solo abrir un envase de plástico se libera una gran cantidad de microplásticos. Ya sea con tijeras, rasgando un paquete con las manos, cortándolo con un cuchillo o girando la tapa, se pueden generar hasta 250 microplásticos por centímetro.

La edad de un envase de plástico también puede influir. Un estudio realizado en Malasia analizó cuencos reutilizables de melamina y descubrió que, después de 100 lavados, la liberación de microplásticos era mucho mayor que después del primer lavado. (Otros materiales, como la silicona, también pueden comportarse de forma diferente con el tiempo).

Incluso si la comida solo permanece en un recipiente durante un breve periodo, existe una amplia posibilidad de contaminación. En China, un estudio sobre microplásticos presentes en diferentes tipos de recipientes de comida de restaurante para llevar estimó que las personas que compraban entre cinco y diez veces al mes, podrían estar consumiendo entre 145 y 5.520 microplásticos.

Elementos de cocina
Ahora que sacamos la comida de su envase o recipiente, viene la preparación. Y el punto de partida de muchos platos es la tabla de cortar.

Un estudio analizó incisiones individuales hechas en una tabla de cortar y estimó que se podían generar entre 100 y 300 partículas microplásticas o nanoplásticas por milímetro de corte.

Moldes de silicona.Fuente de la imagen,Getty Images Pie de foto,

La silicona es un tipo diferente de polímero que puedes encontrar en la cocina y que suele ser una mejor opción.

Un estudio de 2023 descubrió que un tipo de tabla hecha de polietileno liberaba entre 7,4 y 50,7 gramos de microplásticos al año. En el caso de una de polipropileno eran alrededor de 49,5 gramos al año. Para contextualizar, 50 gramos equivalen aproximadamente al peso de una generosa porción de cereales para el desayuno.

Cabe destacar que este fue un estudio pequeño y la liberación de microplásticos variaba según el estilo de corte de cada persona, así como entre los tipos de tabla. Una liberación de plástico de tal magnitud dejaría la tabla de cortar hecha trizas tras unos pocos años de uso.

"Empiezas a mirar y te das cuenta de que sí, claro que puedo ver (las muescas) en la tabla", dice Snekkevik, quien publicó en 2024 un análisis sobre las fuentes de microplásticos en la cocina. "Entonces, ¿adónde fue a parar el plástico? Debió de ir a alguna parte".

A veces, va directamente a la comida picada. En Emiratos Árabes Unidos, investigadores informaron en 2022 que la carne comprada en una carnicería y en un supermercado contenía microplásticos procedentes de tablas de cortar de plástico. Estos microplásticos se fundían al cocinar la carne y luego se solidificaban de nuevo al enfriarse.

Los investigadores descubrieron que lavar la carne a fondo durante tres minutos reducía pero no eliminaba los microplásticos que contenía. El análisis de una tabla de carnicero usada estimó que se habían perdido 875 gramos al final de su vida útil.

Jalapeños y cebollas en una tabla de picar verde de plástico.Fuente de la imagen,Getty Images Pie de foto,

Un estudio reveló que las tablas de cortar liberaban grandes cantidades de microplásticos a la comida. Los utensilios de cocina antiadherentes también pueden liberar entre miles y millones de partículas de microplásticos por uso, incluso si son nuevos.

Del mismo modo, los tazones de plástico y las licuadoras liberan partículas con cada uso. Batir hielo durante 30 segundos, por ejemplo, libera cientos de miles de microplásticos.

A veces se sugiere la silicona como una alternativa más segura a los utensilios de plástico, pero Adrian afirma que no hay pruebas concretas de que libere menos microplásticos. "Si bien la silicona es técnicamente más estable y soporta temperaturas más altas que los plásticos de un solo uso, los problemas no se evitan por completo", afirma.

Dicho esto, teniendo en cuenta su estabilidad, ella sí utiliza algunos utensilios de silicona en su propia cocina.

Snekkevik señala que la silicona se degrada a temperaturas muy altas. "Así que, sin duda, es una buena alternativa y requeriría un poco más (que el plástico) para fragmentarse. Pero no me sentiría cómoda diciendo: 'Sí, opten por la silicona'", dice Snekkevik.

Otras alternativas para algunos utensilios de cocina son el vidrio y el acero inoxidable, señala.

También existen bioplásticos basados ​​en la química verde, diseñados para biodegradarse (a diferencia del plástico tradicional) tanto en el medio ambiente como en el cuerpo.

"En esencia, el cuerpo ha evolucionado para metabolizar biomateriales y no para metabolizar materiales sintéticos", afirma Paul Anastas, profesor de Química Aplicada para el medio ambiente en la Universidad de Yale en New Haven, EE.UU.

Anastas afirma que la química verde nos permite crear materiales plásticos con menos riesgos. "Es benigna por diseño", afirma.

Sin embargo, muchos plásticos, como las pajitas de ácido poliláctico, se han promocionado como biodegradables, pero resultaron no serlo. A veces, estos plásticos simplemente se fragmentan más rápido en microplásticos, explica Snekkevik: "No son todavía la alternativa perfecta y dorada".

Calor
Ahora que los ingredientes están preparados, es hora de cocinar.

En cuanto al calor, cuanto más calientes se ponen los plásticos, más microplásticos tienden a liberar.

Un estudio descubrió que los recipientes de plástico calentados en el microondas durante tres minutos podían liberar hasta 4,22 millones de microplásticos y 2.110 millones de nanoplásticos en un solo centímetro cuadrado de plástico.

Usar recipientes similares en el refrigerador también puede liberar de millones a miles de millones de microplásticos y nanoplásticos, pero durante un período mucho más largo de seis meses, según el estudio.

Un pollo en una bandeja plástica con envoltura plástica alrededor.Fuente de la imagen,Getty Images Pie de foto,

Los diferentes tipos de plástico que usamos tienen diferentes propiedades, pero la mayoría se descomponen en microplásticos. Poner una bebida caliente en un vaso de plástico desechable también genera microplásticos.

En todos los tipos de vaso, la contaminación era menor cuando el contenido estaba frío.

Al examinar los vasos posteriormente, los investigadores descubrieron que el contenido caliente había dañado la superficie del plástico.

La limpieza
Terminada la comida, ahora toca lavar los platos.

Las esponjas de cocina desechables son otra fuente de microplásticos y nanoplásticos. Entre las que tienen una superficie más dura y otra más blanda, las primeras presentan un mayor riesgo de desprender microplásticos.

Una mujer lava una cuchara con una esponja.Fuente de la imagen,Getty Images Pie de foto,

Las esponjas de la cocina son una fuente de microplásticos.

A medida que se desgastan, las esponjas de cocina pueden liberar hasta 6,5 ​​millones de microplásticos por gramo. Añadir detergentes y otros productos de limpieza a una esponja puede hacer que esta libere aún más microplásticos.

En el caso de otros productos de limpieza de plástico comunes, todavía hay muy poca investigación sobre su liberación de microplásticos.

Si los paños de microfibra liberan microplásticos durante la limpieza era un tema de investigación poco estudiado cuando Snekkevik y sus colegas publicaron su estudio en 2024.

Sin embargo, es bien sabido que los textiles sintéticos desprenden grandes cantidades de microplásticos y se cree que son una de las principales fuentes de contaminación plástica en el océano.

¿Qué hacer con una cocina llena de plástico?
Snekkevik recomienda no tirar todos los utensilios y electrodomésticos de plástico de la cocina por impulso. "Incluso después de escribir este artículo, todavía tengo algunos artículos de plástico en mi cocina", afirma. "No voy a tirarlo todo y decir que ya está".

Una estrategia es centrarse en los artículos que muestran signos evidentes de daño, como cualquier cosa visiblemente raspada, cortada, descascarada o derretida. Cuando parezca que es hora de cambiar el artículo, Snekkevik dice que generalmente se debería elegir un reemplazo sin plástico.

"Pero yo no revisaría mi cocina y lo tiraría todo ahora mismo, porque esa tampoco es necesariamente la forma más ecológica de hacerlo".

Más allá de tu plato
Los alimentos y las bebidas pueden ser la vía más directa por la que los microplásticos entran en nuestro sistema digestivo, pero aún no está claro qué efecto tienen en nosotros.

La investigación hasta la fecha sobre los efectos de los microplásticos en la salud intestinal no es concluyente y se han realizado pocos estudios en humanos.

Algunos científicos han sugerido que podrían alterar los microorganismos que habitan en nuestros intestinos o que algunas de las partículas más pequeñas podrían incluso pasar al torrente sanguíneo.

Un par de científicos mira los resultados de una investigación.Fuente de la imagen,Getty Images Pie de foto,

A nivel mundial, se necesitaría una reducción drástica de los residuos plásticos para disminuir nuestra exposición individual a los microplásticos.

Parte de este material extraño podría simplemente alojarse en nuestro cuerpo.

"Se han detectado plásticos de origen fósil, en sus formas micro y nano, en prácticamente todos los órganos estudiados, incluyendo las arterias, el cerebro, la sangre, la placenta y los testículos", afirma Anastas.

Es posible que gran parte del plástico que llevamos dentro no cause problemas de salud, afirma Sathyanarayana: "Se podría argumentar que las partículas pueden alojarse en un lugar y permanecer inertes allí".

Adrian añade que tampoco hay consenso sobre cuánto tiempo permanece el plástico en el cuerpo ni sobre si se acumula con el tiempo. Por lo tanto, los microplásticos que ya hemos consumido y bebido hoy podrían no estar destinados a permanecer en nuestro cuerpo para siempre.

De hecho, se ha observado que al menos algunos de los microplásticos que consumimos habitualmente salen directamente por el otro extremo.

Esta es una adaptación al español de un artículo publicado originalmente por BBC Earth. Si quieres leer la versión original en inglés, haz clic aquí

La negativa de la derecha a reducir la jornada laboral genera paro y estancamiento económico

Los partidos de derechas españoles (PP, Vox y Junts) han impedido con su voto mayoritario en el Congreso la tramitación del proyecto de ley para reducir la jornada máxima de trabajo a 37 horas y media a la semana.

También votaron en contra en 1983, cuando el Gobierno socialista de Felipe González la redujo hasta las 40 horas actuales, y en ambos casos diciendo que provocaría desempleo, disminuiría la productividad y, en general, que perjudicaría a las empresas.

Es sabido que la derecha española mantiene constantemente una estrategia de desgaste que le lleva a votar en contra de cualquier cosa que proponga el Gobierno y siempre con argumentos apocalípticos. En este caso, sin embargo, hay más: ignorancia de cuestiones económicas básicas y una servidumbre extrema hacia el empresariado más rentista y menos competitivo que hace mucho daño al resto de la economía y a la inmensa mayoría de los españoles.

En concreto, oponerse hoy día a reducir la jornada laboral es apostar por el paro y el estancamiento económico a medio y largo plazo. Te lo voy a demostrar del modo más claro posible recurriendo a un modelo sencillo que utilizó el inolvidable David Anisi, catedrático de Economía de la Universidad de Salamanca, y que me permito simplificar para explicarlo en pocas palabras.

El rechazo a reducir la jornada laboral se produce cuando estamos viviendo una revolución tecnológica. Quizá, la más grandiosa de la historia de la humanidad por la introducción cada vez más intensa y en todos los campos de la vida económica de la digitalización y, sobre todo, de la inteligencia artificial.

Todo el mundo sabe que la introducción de nuevas tecnologías produce aumentos en la productividad, es decir, en la cantidad de producto que se puede obtener por cada unidad de trabajo o de capital empleados.

Por tanto, en términos algebraicos muy sencillos se puede establecer que la productividad del trabajo (la llamaremos z) es el resultado de dividir el producto obtenido (llamémosle Y) entre el tiempo dedicado a producir (lo denominamos L). Es decir:

Y z = — L

Por otro lado, el tiempo efectivo destinado a obtener el producto (L) depende del número de individuos contratados para el trabajo (lo denominaremos N) y de la jornada laboral (j). El profesor Anisi también incluía la eficiencia en el trabajo, pero aquí podemos dejarla de lado para hacer más fácil la explicación. Por tanto, la expresión anterior sería:

Y z = — N * j

Para explicar el efecto de no reducir la jornada de trabajo, David Anisi hacía una operación sencilla: introducía en el denominador (N*j) la población activa (la vamos a llamarla A) sin que cambiara la expresión, es decir, multiplicando y al mismo tiempo dividiendo. Entonces, tendríamos una nueva expresión que quedaría así:

Y z = —(N/A)*j*A

En esta última expresión, (N/A) es el número de personas empleadas dividido por todas aquellas que están en condiciones de trabajar, están empleadas o buscan trabajo (población activa). Es decir, la tasa de empleo de la economía.

A partir de este cambio sencillo, se puede deducir la clave de todo lo que queríamos plantear, siguiendo el razonamiento de David Anisi. Veamos.

Como hemos dicho, el cambio tecnológico hace que aumente la productividad. Naturalmente, en mayor medida en las empresas o economías más innovadoras y avanzadas, y con menor intensidad en las que se basan en modelos productivos viejos o en la mera explotación de la mano de obra, y no en el uso de nuevas tecnologías o procedimientos más avanzados.

En España, por supuesto, la productividad aumenta. Aunque no lo haga en todos los sectores o empresas por igual, y aunque sea más lentamente que en otras economías que nos superan en innovación y diversidad, en todo caso, la productividad en la economía española está creciendo.

Pues bien, si ahora volvemos a la última expresión que utilizamos, es fácil comprobar que si se produce un aumento de la productividad (z) como consecuencia del cambio técnico, esa igualdad sólo se mantiene si se da alguna de las siguientes condiciones o las dos al mismo tiempo:

– Aumento del numerador, es decir, del producto Y.

– Disminución del denominador, es decir, de la tasa de empleo o de la jornada laboral

Por tanto, si la jornada laboral se mantiene constante, para que esté aumentando la productividad o aumenta el producto (numerador) o disminuye el empleo (denominador)

Y el problema es que la derecha, además de oponerse a que se reduzca la jornada, viene proponiendo desde hace años medidas de recorte del gasto público, moderación salarial o disminución de ayudas sociales que limitan mucho el crecimiento del producto porque frenan sus motores: directamente, el de los dos más potentes (el consumo familiar y el consumo e inversión de las administraciones públicas), e indirectamente la inversión de las empresas (cuanto menos gasto en consumo privado y público haya, menos demanda tendrán de sus productos e invertirán menos).

Como es bien sabido, la historia del capitalismo es la historia de un cambio tecnológico prácticamente continuado y lo que ha podido evitar que ese proceso no se haya traducido en un desempleo masivo ha sido o bien la disminución de la jornada laboral o la aplicación de políticas económicas que impulsaran el gasto (no digo que eso sea bueno, digo que es así como funciona el capitalismo). Cuando las políticas económicas han sido restrictivas, como las neoliberales, y la jornada se ha mantenido, el paro ha sido mucho mayor.

Cuando se está produciendo un cambio tecnológico tan acelerado como el actual, proponer políticas restrictivas del gasto y al mismo tiempo no disminuir la jornada laboral, como hace la derecha, es hacer una apuesta sobre seguro por el paro y el estancamiento económico.

La pregunta que se harán muchas personas de buena voluntad es ¿por qué la derecha iba a querer algo tan negativo para todos? La respuesta también es fácil de entender: esa negativa no es mala para todos.

Por un lado, defiende los intereses de las empresas que innovan y sólo buscan aumentar sus ganancias a toda costa: con más paro, los trabajadores serán más dóciles y lo salarios más bajos, de modo que el beneficio que lleve consigo el incremento de productividad se lo podrán apropiar más fácilmente los propietarios del capital. Por otro lado, defiende los intereses de las empresas que, en lugar de invertir e innovar, hacen negocio usando mano de obra más barata y durante más horas, intensificando la explotación del trabajo. En ambos casos, a costa de la mayoría de la población y del conjunto de la economía. El resultado de esa doble defensa es evidente: la derecha defiende una economía que produce más desigualdad y que terminará frenándose por deterioro del mercado interno, en el primer caso; o atrasada y sin capacidad de generar el valor añadido que proporciona la innovación tecnológica, en el segundo. Como dije, paro y estancamiento a medio y largo plazo.

PD. Como recuerdo y homenaje a David Anisi, aquí dejo sus Cuentos económicos.

domingo, 5 de octubre de 2025

_- Sistema de barrido de flujo inverso (Schnuerle) en los motores de 2 tiempos

Sistema de barrido de flujo inverso ( ) Para mejorar la eficiencia del barrido, se desarrolló un sistema de barrido en bucle, conocido como sistema de flujo inverso o (en honor a su inventor, el Dr. E. Schnuerle) sistema de barrido Schnuerle (Fig. abajo). Este diseño cuenta con un puerto de transferencia a cada lado del puerto de escape, que dirige la mezcla de carga de barrido en una dirección prácticamente tangencial hacia la pared opuesta del cilindro. Las dos columnas de la mezcla de barrido se unen en esta pared para formar un flujo ascendente que gira bajo la culata y luego fluye hacia abajo por el lado de entrada, formando así un bucle completo. Con este tipo de puerto, la turbulencia y la mezcla de la mezcla de combustible fresco con los gases quemados residuales serán mínimas en un amplio rango de velocidades del pistón. 

 Flujo inverso o barrido Schnuerle. Tenga en cuenta que, en este diseño particular, la mezcla de carga se transfiere a través de los puertos formados en la falda del pistón. Como alternativa, se pueden preferir conductos de transferencia extendidos para que la falda del pistón no intervenga en la transferencia sincronizada.
Puerto de transferencia de falda de pistón.

sábado, 4 de octubre de 2025

_- Sistema educativo. La ventaja de ser hijo de universitario: tres de cada cuatro alcanzan educación superior, lo que les proporciona mejor salario y salud España triplica la media europea de repetición de curso en la ESO y encabeza el porcentaje de ninis, según el último informe de la OCDE

_- España triplica la media europea de repetición de curso en la ESO y encabeza el porcentaje de ninis, según el último informe de la OCDE

Las oportunidades educativas de los chavales empiezan a decantarse antes de que pisen la escuela. Tres de cada cuatro hijos de personas con estudios superiores alcanzan en España ese mismo nivel de formación, mientras que entre aquellos cuyos padres no terminaron la ESO el porcentaje se reduce al 30%. Contar con formación superior proporciona, a su vez, mayor salario y está relacionado con mejores niveles de salud y un grado más elevado de satisfacción con la vida, según refleja el informe Education at a Glance 2025, publicado este martes por la OCDE, organización integrada principalmente por los países desarrollados.

Los españoles con estudios superiores (una categoría que incluye a los titulados universitarios y en FP superior) ganan un 49% más que aquellos que con nivel formativo medio (Bachillerato y FP de grado medio) y un 76% más que los de nivel bajo (como máximo, secundaria obligatoria). El 51% de las personas con estudios superiores asegura gozar de muy buena salud, frente al 40% de los de nivel educativo medio, y el 29% de los de bajo. La proporción de quienes fuman aumenta a medida que decrece el grado de formación, siendo del 11%, el 26% y el 35% respectivamente. Y también hay diferencia en lo que unos y otros aseguran “haber disfrutado de la vida” la semana anterior a ser preguntados: 74%, 70% y 64% respectivamente. La diferencia entre los más y los menos formados es de 10 puntos porcentuales, algo menos que en el conjunto de los países desarrollados (14).

La tasa de empleo de los titulados en educación superior alcanza el 84% en España (89% en la Unión Europea). En los de estudios medios es del 74% (79% en la UE). Y del 62% en los de nivel bajo (57% en la Unión).

El desempleo entre las personas con educación terciaria (superior) varía de forma significativa, además, en función de la rama en que se graduaron. Es del 5% en las titulaciones relacionadas con ciencia, tecnología, ingeniería y matemáticas: del 6% en la de “salud y bienestar” y en la de “ciencias empresariales, derecho y administración”, y del 9% en el de otras ciencias sociales, humanidades, arte y periodismo.

Mejora del nivel educativo
Cambiar el nivel formativo de una sociedad lleva mucho tiempo. En los últimos 14 años, España ha reducido del 47,1% al 34,7% la proporción de población adulta que solo tiene, como mucho, la ESO. Es decir, la ha reducido en 12,4 puntos frente a los 7,8 de la UE. Y pese a ello, el porcentaje de dicho grupo sigue más que doblando el del conjunto de la Unión, donde representa el 15,5%.

La instantánea mejora para España si se observa solo a la población de 25 a 34 años: el 53% tiene estudios terciarios, frente al 45,4% en la UE. El país sigue teniendo, en cambio, pocos jóvenes en dicha franja de edad con estudios medios (22,8%, frente a 43,3% de la UE). Y muchos que tienen, como mucho, la ESO (24%, frente al 11,4% de la media europea). La población española muestra así una estructura educativa con forma de reloj de arena, que en los últimos cinco años ha aumentado su tamaño por arriba y lo ha reducido por abajo, sin haber crecido (de hecho, se ha reducido cinco décimas) por el medio, lo cual se debe, en parte, al éxito de los ciclos superiores de FP.

En los chavales de 15 a 19 años, España tiene la misma tasa de escolarización europea: 87%. Pero en esa franja de edad quienes cursan programas generales, como la ESO y el Bachillerato, tienen peso mayor (44%) que en la UE (33%). Son casi la mitad (15% frente a 29%) los que estudian una FP de grado medio. Y, en cambio, son cerca del doble (20% a 11%) los que cursan estudios superiores.

Tres veces más repetición en la ESO
La repetición de curso en Primaria cayó en España hasta el 1,1% en 2023, alcanzando la media europea. En la ESO, pese a haber descendido tres puntos desde 2015, continúa, con un 7%, más que triplicando la de la UE (2,3%). El dato que utiliza la OCDE para poder comparar entre países es el penúltimo disponible en España. El último, del curso 2023-2024, se sitúa en el 6,8%.

También sigue siendo muy elevado el porcentaje de jóvenes españoles de 18 a 24 años que ni estudia ni trabaja (los ninis): alcanza el 17,6%, una décima más que Italia y Grecia, y lejos del promedio europeo, que es del 12,9%. A diferencia de otros indicadores educativos, a España le está costando mucho mejorarlo; tiene dos décimas de ninis menos que hace un año, pero cuatro más que en 2022.

El gasto educativo total (incluido el público y el privado) representa en España el 4,5% del PIB, más que en el promedio de la UE (4,2%). El gasto público por estudiante en primaria y secundaria es, en cambio, de 9.305 euros, frente a una media de la UE de 10.140.

España también destaca por lo muy descentralizado que está su gasto educativo público. El 82% de los fondos proceden de las comunidades autónomas, frente al 15% que aporta el Gobierno central, y el 3% los Ayuntamientos. En el conjunto de la UE las proporciones son respectivamente del 61% (central), 15% (regiones) y 24 (local). En la Unión conviven, en todo caso, modelos muy distintos. En Alemania, el reparto es de 15% (gobierno federal), 58% (estados), y 27% (local). Y en Finlandia, 19% (central) y 81% (local).

Aumento del presupuesto del Gobierno
La ministra de Educación, la socialista Pilar Alegría, ha destacado al respecto este martes en la rueda de prensa posterior al Consejo de Ministros, el aumento del presupuesto en enseñanza que ha realizado el Gobierno respecto a 2018, cuando lo dirigía el PP. Alcanzaba entonces 3.291 millones de euros y ha crecido hasta los 6.700 millones, lo que supone un incremento del 104%.

Las partidas que el ministerio transfiere a las comunidades autónomas, que son las que tienen la mayor parte de las competencias (y del gasto, porque entre otras cosas pagan la nómina de los docentes), a través de los llamados programas de cooperación han pasado de sumar 129 millones a través de dos programas en 2018, a 382 millones ahora, distribuidos en seis programas, que abarcan desde planes refuerzo en lengua y matemáticas a ayudas para la compra de libros de texto.

viernes, 3 de octubre de 2025

La impunidad de los crímenes del franquismo llega al Tribunal Europeo de Derechos Humanos

Irídia eleva el caso de Carles Vallejo, sindicalista torturado por el franquismo, a la instancia europea. Es la primera demanda presentada al TEDH tras la aprobación de la Ley de Memoria Democrática.

Carles Vallejo, sindicalista histórico y presidente de la Associació Catalana de Persones Expreses Polítiques del Franquisme, ha presentado hoy, de la mano de Irídia – Centre per la Defensa dels Drets Humans, una demanda ante el Tribunal Europeo de Derechos Humanos (TEDH) por la negativa de los tribunales españoles a investigar las torturas que sufrió entre los años 1970 y 1971 en la comisaría de vía Laietana de Barcelona en el marco de la represión generalizada y sistemática de la dictadura.

El propio Vallejo explica que esta iniciativa tiene como objetivo “que en nuestro país se cumplan las obligaciones internacionales con las víctimas de violaciones de los derechos humanos, para romper con la impunidad de los crímenes del franquismo”. Afirma también que este proceso, “no es solo una iniciativa personal, sino colectiva que implica a todas las personas represaliadas que han estado activamente reclamando justicia y reparación, son más de 5000 personas y doscientas entidades que nos han dado apoyo y que nos acompañan en esta campaña”.

Se trata de la primera demanda interpuesta al TEDH sobre torturas del franquismo después dela aprobación de   de Memoria Democrática de 2022, que establecía la obligación de investigar los crímenes contra la humanidad cometidos durante la dictadura y que reconoce expresamente que estos no prescriben ni pueden ser amnistiados. Para Sònia Olivella, coordinadora de litigios de Irídia, “Esto lo diferencia del resto de casos que habían llegado ya a este tribunal y a los que se les había cerrado la puerta”.

A pesar del mandato de la citada ley, el Juzgado de Instrucción n.º 18 de Barcelona rechazó la querella de Vallejo sin practicar ninguna diligencia de investigación, alegando los mismos obstáculos de siempre: la prescripción del delito y el principio de legalidad, así como la Ley de Amnistía de 1977. Según argumenta Olivella, “este incumplimiento del deber de investigar torturas y de reparar a las víctimas, supone la vulneración del convenio europeo de derechos humanos. Vamos a Estrasburgo a pedir que se condene al estado español por la vulneración de los artículos 3 y 13 del citado convenio, por no investigar las torturas que se cometieron en un contexto de represión sistemática y generalizada contra la disidencia antifranquista, y por negarse a reparar a las víctimas”.

La sección octava de la Audiencia Provincial de Barcelona confirmó la decisión y finalmente el Tribunal Constitucional inadmitió el recurso de amparo.La demanda denuncia la vulneración de los artículos 3 y 13 del Convenio Europeo de Derechos Humanos, que garantizan el derecho en una investigación efectiva ante denuncias de tortura y el derecho a un recurso efectivo. El texto subraya que la negativa de los tribunales españoles a investigar supone un incumplimiento flagrante de las obligaciones internacionales del Estado.

Vallejo fue detenido a los 20 años por la Brigada Político-Social y sometido a 21 días de incomunicación y torturas físicas y psicológicas como represalia por su actividad sindical y política. A pesar de que ha recibido varios reconocimientos oficiales como víctima del franquismo, nunca ha obtenido ni verdad, ni justicia, ni reparación efectiva. Actualmente, más de 100 personas supervivientes de tortura franquista continúan vivas y reclaman justicia.

5.820 personas y 175 entidades ya han apoyado a la campaña“Nunca es tarde para hacer justicia, pero tiene que ser ahora”,que acompaña esta acción judicial. Con esta demanda, Carles Vallejo y las entidades memorialistas esperan que el TEDH abra de una vez por todas la puerta en la investigación judicial de los crímenes de la dictadura y obligue el Estado español a cumplir con los estándares internacionales en materia de derechos humanos.

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jueves, 2 de octubre de 2025

_- Cuánta sal es demasiada y por qué consumir muy poca también puede ser perjudicial para la salud

Un salero y una cuchara con sal sobre una mesa de madera rústica

_- ¿Cuánta sal necesitamos diariamente?

Algunos científicos argumentan que una dieta baja en sal es tan peligrosa como un consumo elevado de sal. ¿Cuál es la realidad?

En 2017, el chef turco Nusret Gökçe se hizo viral tras un vídeo en el que sazonaba con una pizca de sal un enorme filete, lo que le generó millones de visitas en línea y el apodo de salt bae (el tipo de la sal).

Pero no fue solo su atención al detalle lo que captó la atención.

Estamos obsesionados con la sal: a pesar de las advertencias, casi toda la población mundial consume casi el doble de lo que debería, lo que perjudica nuestra salud.

Sin embargo, un contraargumento está ganando terreno, poniendo en duda décadas de investigación y arrojando luz sobre las preguntas que aún permanecen sin respuesta sobre nuestro condimento favorito.

El sodio, el elemento clave presente en la sal, es esencial para que nuestro cuerpo mantenga el equilibrio hídrico general y transporte oxígeno y nutrientes.

Permite, además, que nuestros nervios tengan latidos eléctricos.

Pero la mayoría de las poblaciones han consumido históricamente más sal de la recomendada y los funcionarios de Salud de todo el mundo han tenido mucho trabajo a la hora de convencernos de reducir su consumo.

¿Cuánto es mucho?

Un pedazo de queso azul como parte de una tabla con nueces de macadamia y aceitunas verdes

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Un pedazo de queso azul como parte de una tabla con nueces de macadamia y aceitunas verdes

Con 2,7 g por cada 100 g de queso, el queso azul tiene más sal que el agua de mar.

La Organización Mundial de la Salud (OMS) recomienda limitar el consumo de sodio a menos de 2 g al día, lo que equivale a unos 5 g de cloruro de sodio.

En EE.UU., las Guías Alimentarias para Estadounidenses recomiendan que los adultos limiten su consumo a menos de 2,3 g de sodio al día, o aproximadamente una cucharadita de sal.

Investigadores en un artículo de 2022 concluyeron que un consumo moderado de sodio (entre 3 y 6 g al día) es mejor para reducir el riesgo de enfermedades cardíacas, en comparación con dietas bajas o altas en sodio.

Pero solo una cuarta parte de nuestra ingesta diaria proviene de la sal que le ponemos a los alimentos; el resto se encuentra oculto en los alimentos que compramos, como el pan, las salsas, las sopas y algunos cereales.

Para aumentar la confusión, los fabricantes suelen referirse al contenido de sodio en lugar de a la sal en las etiquetas de los alimentos, lo que puede hacernos pensar que consumimos menos sal de la que realmente ingerimos.

La sal se compone de iones de sodio y cloruro. En 2,5 g de sal hay aproximadamente 1 g de sodio. "El público en general no es consciente de esto y simplemente piensa que el sodio y la sal son lo mismo. Nadie te lo dice", afirma la nutricionista May Simpkin.

Según los Centros para el Control y la Prevención de Enfermedades de EE.UU. (CDC), aproximadamente el 40% del sodio que consumen los estadounidenses proviene de alimentos como pizza, embutidos, burritos y tacos, aperitivos salados, pollo y hamburguesas.

Los riesgos para la salud de consumir demasiada sal

Una vista desde arriba de una mujer asiática anónima y su novio indio comiendo bocadillos mientras pasan su tiempo libre juntos.

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Unas palomitas de cine grandes con sal (unos 250 g) pueden tener unos 5 g de sal, casi la cantidad necesaria para un día, según las pautas sanitarias.

Las investigaciones han demostrado que el exceso de sal causa hipertensión arterial, lo que puede provocar accidentes cerebrovasculares y enfermedades cardíacas.

Los expertos coinciden ampliamente en que la evidencia en contra del consumo de sal es contundente.

Nuestro cuerpo retiene agua al consumir sal, lo que aumenta la presión arterial hasta que los riñones la eliminan.

El exceso de sal durante un período prolongado puede sobrecargar las arterias y provocar hipertensión arterial prolongada, que causa el 62% de todos los accidentes cerebrovasculares y el 49% de los eventos de enfermedad coronaria, según la OMS.

Se estima que el consumo excesivo de sodio es responsable de 1,89 millones de muertes en todo el mundo cada año.

Un metaanálisis de 13 estudios publicados durante 35 años reveló un 17% más de riesgo de enfermedad cardiovascular total y un 23% más de riesgo de accidente cerebrovascular por consumir 5 g adicionales de sal al día.

Los beneficios para la salud de reducir el consumo de sal

Filete de carne cruda con especias sobre un fondo de pizarra oscura, piedra u hormigón.

 Como era de esperar, reducir el consumo de sal puede tener el efecto contrario.

En un análisis de datos de ocho años de la Encuesta de Salud de Inglaterra, los investigadores descubrieron que una disminución de 1,4 g al día en el consumo de sal probablemente contribuyó a una disminución de la presión arterial, lo que a su vez contribuyó a una disminución del 42% en los accidentes cerebrovasculares mortales y del 40% en las muertes relacionadas con enfermedades cardíacas.

Un ensayo clínico más reciente, publicado en 2023, descubrió que seguir una dieta baja en sodio durante una semana tuvo un efecto reductor de la presión arterial comparable al de un fármaco que se administra habitualmente a pacientes con hipertensión.

Sin embargo, los investigadores que han realizado estudios observacionales suelen concluir que es difícil separar por completo los efectos de consumir menos sal de otros hábitos alimentarios y de estilo de vida, ya que quienes son más conscientes de su consumo de sal tienen más probabilidades de comer de forma más saludable en general, hacer más ejercicio, fumar menos y consumir menos bebidas alcohólicas.

Ensayos aleatorios a largo plazo que comparen a personas que consumen mucha sal con personas que consumen poca podrían establecer una relación causal.

Sin embargo, existen muy pocos estudios de este tipo debido a los requisitos de financiación y las implicaciones éticas.

"Es casi imposible realizar ensayos aleatorios que demuestren el efecto de la sal en el organismo", afirma Francesco Cappuccio, profesor de Medicina Cardiovascular y Epidemiología de la facultad de Medicina de la Universidad de Warwick y autor de la revisión de ocho años.

"Pero tampoco existen ensayos aleatorios sobre la obesidad ni el tabaquismo, que sabemos que son letales".

Mientras tanto, la evidencia observacional es abundante.

Tras el lanzamiento de una campaña del gobierno japonés para persuadir a la población de reducir su consumo de sal a finales de la década de 1960, este se redujo de 13,5 g a 12 g al día.

Durante el mismo período, se observaron descensos en la presión arterial y una reducción del 80% en la mortalidad por ictus.

En Finlandia, el consumo diario de sal se redujo de 12 g a finales de la década de 1970 a tan solo 9 g en 2002, y se observó una disminución del 75-80% en las muertes por ictus y cardiopatías en el mismo período.

Cómo el consumo de sal afecta a todos de manera diferente

Una persona usa un salero para agregar sal a una sartén

Pero un factor adicional que complica la situación es que los efectos del consumo de sal sobre la presión arterial y la salud cardíaca varían de una persona a otra.

Los estudios han demostrado que nuestra sensibilidad a la sal varía, dependiendo de factores tan diversos como la etnia, la edad, el índice de masa corporal, la salud y los antecedentes familiares de hipertensión.

Algunos estudios han descubierto que las personas con mayor sensibilidad a la sal tienen un mayor riesgo de hipertensión arterial asociada a la sal.

De hecho, algunos científicos argumentan que una dieta baja en sal es un factor de riesgo para desarrollar hipertensión tanto como el consumo elevado de sal.

En otras palabras, existe una curva en forma de J o U con un umbral en la parte inferior donde el riesgo empieza a aumentar.

Un metaanálisis, por ejemplo, encontró una relación entre el bajo consumo de sal y eventos cardiovasculares, incluyendo la muerte.

Los investigadores argumentaron que consumir menos de 5,6 g o más de 12,5 g al día se asocia con consecuencias negativas para la salud.

Otro estudio, publicado en 2020, halló que las restricciones estrictas en el consumo de sal se asociaban con un peor estado de salud en pacientes con insuficiencia cardíaca, especialmente entre personas más jóvenes y de raza no blanca.

Una persona tiene un sándwich con jamón y otros productos en la mano

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Los embutidos como el pavo, el jamón y el rosbif tienen alrededor de 1,5 g de sal por porción, mientras que dos rebanadas de pan integral pueden aportar otros 0,6 g.

Un estudio diferente con más de 170.000 personas arrojó resultados similares: estableció una relación entre una ingesta baja de sal, definida como menos de 7,5 g, y un mayor riesgo de eventos cardiovasculares y muerte en personas con y sin hipertensión, en comparación con una ingesta moderada de hasta 12,5 g al día (entre 1,5 y 2,5 cucharaditas de sal). Esta ingesta moderada duplica la ingesta diaria recomendada en Reino Unido.

El autor principal del estudio, Andrew Mente, epidemiólogo nutricional de la Universidad McMaster de Ontario, concluyó que reducir la ingesta de sal de alta a moderada reduce el riesgo de hipertensión arterial, pero no ofrece más beneficios para la salud.

Aumentar la ingesta de sal de baja a moderada también podría ser beneficioso.

"Encontrar un punto óptimo en el medio es coherente con lo que se esperaría de cualquier nutriente esencial... donde a niveles altos se presenta toxicidad y a niveles bajos, deficiencia", afirma.

"Siempre se encuentra un nivel óptimo en el punto medio".

Las dudas que persisten

Una mesa con un plato lleno de pastelitos

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Aunque tiene un sabor más dulce que salado, incluso un solo pastelito tiene aproximadamente 1 g de sal. 

Pero no todos están de acuerdo.

Cappuccio es inequívoco al afirmar que reducir el consumo de sal reduce la presión arterial en todos, no solo en quienes comen en exceso.

Dice que la serie de estudios de los últimos años que concluyen hallazgos contrarios es pequeña, incluye a participantes que ya se encontraban mal y se basa en datos erróneos.

El estudio de Mente, explica, utilizó una prueba de orina en ayunas en lugar del método de referencia de realizar varias pruebas a lo largo de un período de 24 horas.

Sara Stanner, directora científica de la Fundación Británica de Nutrición, una organización benéfica, coincide en la solidez de la evidencia existente de que reducir el consumo de sal en personas con hipertensión reduce la presión arterial y el riesgo de enfermedades cardíacas.

Y no hay muchas personas que consuman niveles tan bajos como 3 g, el nivel que algunas investigaciones consideran peligrosamente bajo.

Esto sería difícil de lograr, afirma Stanner, debido a los niveles de sal en los alimentos que compramos.

"Gran parte de la sal que consumimos se encuentra en los alimentos cotidianos", afirma.

"Por eso, la reformulación en toda la cadena de suministro de alimentos es la estrategia más eficaz para reducir los niveles de sal a nivel nacional, como ha ocurrido en Reino Unido".

Los expertos también tienen opiniones contradictorias sobre si el alto consumo de sal puede compensarse con una dieta saludable y ejercicio.

Algunos, como Stanner, afirman que una dieta rica en potasio, presente en frutas, verduras, frutos secos y lácteos, puede ayudar a contrarrestar los efectos adversos de la sal sobre la presión arterial.


Primer plano de un hombre irreconocible comiendo pizza de pepperoni al aire libre en un restaurante

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Una sola porción de 100 g de pizza de pepperoni congelada puede tener 1,9 g de sal. 

Ceu Mateus, profesor titular de Economía de la Salud en la Universidad de Lancaster, aconseja priorizar la concienciación sobre la sal oculta en nuestra dieta en lugar de intentar evitarla por completo.

"Los problemas que tenemos con el exceso de sal podrían ser similares a los relacionados con la falta de ella, pero aún necesitamos más investigación para comprender qué sucede. Mientras tanto, una persona sana podrá regular pequeñas cantidades", afirma Mateus.

"Debemos ser conscientes de que el exceso de sal es realmente perjudicial, pero no debemos eliminarla por completo de la dieta".

Investigadores en un artículo de 2022 concluyeron que un consumo moderado de sodio de 3 a 6 g al día es lo mejor para reducir el riesgo de enfermedades cardíacas, en comparación con las dietas bajas o altas en sodio.

A pesar de estudios recientes que argumentan los posibles peligros de una dieta baja en sal y las diferencias individuales en la sensibilidad a la sal, la conclusión más consolidada de la investigación existente es que el exceso de sal definitivamente aumenta la presión arterial.

Tómate el resto con una pizca de… bueno, ya sabes.